Préparer votre tournage
Réunissez les messages, les personnes et les lieux utiles au film.
Du premier échange à la livraison du film, retrouvez les termes utiles pour comprendre une proposition, préparer vos retours et suivre votre projet.

Le vocabulaire vidéo sert à comprendre ce qui est proposé, ce qui reste à fabriquer et ce que vous avez à valider. Ce lexique suit les étapes d’un film d’entreprise, du brief aux fichiers livrés. Vous apportez votre connaissance du métier et de vos publics ; l’agence transforme ce besoin en proposition de réalisation et choisit les moyens adaptés.
Ces premiers documents ne se remplacent pas : ils répondent à des questions différentes. Leur niveau de détail dépend du projet. Vous pouvez prendre contact sans les avoir déjà rédigés.
Le brief rassemble le besoin : à qui s’adresse le film, que doit-il faire comprendre, où sera-t-il vu et quelles sont les contraintes ? Une échéance, des lieux disponibles ou une enveloppe prévue aident aussi à cadrer la demande. Il se construit avec l’agence ; ce n’est pas un scénario à fournir tout fait.
La note d’intention explique le regard proposé sur votre sujet : ce qui sera mis en avant, le ton et les choix de réalisation. Le moodboard est une planche de références qui aide à discuter d’une ambiance visuelle. Ce sont des supports d’échange ; une image de référence ne promet pas la reproduction exacte d’un autre film.
Ce document décrit le déroulement du film : situations, actions et paroles prévues, selon le projet. Le mot « script » peut notamment désigner les textes à dire ou à enregistrer. Faites préciser ce que contient la version présentée : l’important est de comprendre le message et son enchaînement, pas de connaître les usages de chaque terme.
Le storyboard représente des plans par une suite de dessins. Il aide à se projeter dans ce qui sera montré et dans quel ordre ; des croquis simples peuvent suffire. Il permet, par exemple, de vérifier qu’un geste essentiel apparaîtra. Le guide Adobe sur le storyboard illustre cette fonction de préparation visuelle.
Le bon retour à cette étape
« Notre client doit comprendre pourquoi ce contrôle est important ; dans le déroulement proposé, on voit le contrôle, mais pas son utilité. » Ce retour métier aide à retravailler le récit sans prescrire une technique de prise de vues.
Pour approfondir l’angle et les scènes qui portent votre message, consultez notre guide du storytelling vidéo d’entreprise.
Un plan est une portion continue de prise de vues, sans coupe. Une prise est une tentative d’enregistrement : plusieurs prises peuvent être réalisées pour un même plan. Une séquence réunit des plans autour d’une situation ou d’une étape du récit. Refaire une prise ne signifie donc pas ajouter une nouvelle scène au film.
Ces images montrent ce dont il est question : un geste, une équipe au travail, un lieu ou l’usage d’un produit. Elles peuvent accompagner une interview et rendre son propos concret. Préparer les situations réellement accessibles dans votre entreprise aide à obtenir des images utiles au message.
Une voix off est entendue sans que la personne qui parle soit visible à ce moment-là. Une interview repose sur une prise de parole recueillie avec un interlocuteur. Le son d’une interview peut se poursuivre pendant des plans d’illustration : voir une personne parler n’est pas nécessaire à chaque phrase.
La préparation pratique — personnes présentes, accès, activité à montrer et informations sensibles — est détaillée dans notre guide pour préparer un tournage avec vos équipes.
La postproduction regroupe le travail réalisé après les prises de vues pour construire et finaliser le film. Demandez ce qui est déjà abouti dans la version envoyée et ce qui reste à travailler : cela permet de donner un avis au bon moment.
Les rushes sont les enregistrements issus du tournage, avant montage. Ils comprennent les prises retenues, mais aussi des essais ou des passages inutilisés. Le dérushage consiste à les examiner et à sélectionner la matière pertinente. Une grande quantité de rushes ne décrit ni la durée finale ni la qualité du récit.
Le montage organise les images et les sons pour construire le récit et son rythme. L’ours est une première construction, encore provisoire. Elle sert à discuter de la structure ; les couleurs, le son ou les titres peuvent ne pas être finalisés. Toutes les productions ne prévoient pas l’envoi d’un ours : les étapes de présentation se définissent avec l’agence.
Le timecode est un repère de position dans la vidéo, exprimé en heures, minutes, secondes et éventuellement images. Dans vos retours, un repère comme « à 00:42 » permet de retrouver le passage concerné. Ajoutez la remarque et son motif : « Le nom du service a changé », plutôt que « ce passage ne va pas ».
Un retour exploitable
Rassemblez les avis de vos équipes sur la même version du film. Distinguez les corrections factuelles, les informations à clarifier et les préférences de présentation. Un interlocuteur qui consolide les retours évite les consignes contradictoires.
L’étalonnage travaille les couleurs, les contrastes et la cohérence entre les plans. Il peut aussi soutenir une ambiance choisie pour le film. Il ne modifie pas le fond d’un témoignage et ne remplace pas un plan manquant. Adobe distingue le travail de correction des couleurs et de création d’un rendu.
Le mixage équilibre les voix, la musique et les autres sons. Le design sonore construit ou enrichit l’environnement sonore du film. Pour votre validation, écoutez notamment si la parole reste compréhensible et si l’ambiance correspond à ce que vous voulez faire ressentir.
L’habillage réunit les éléments graphiques ajoutés au film : titres, repères, logo ou bandeaux. Le motion design met des éléments graphiques en mouvement pour expliquer ou accompagner un message. Le synthé désigne notamment le bandeau qui identifie un intervenant. Vérifiez les noms, fonctions et données affichées, ainsi que le respect de votre charte.
Le mot « format » peut désigner plusieurs choses. Préciser l’usage — site, téléphone, écran de salon ou rendez-vous — aide à comprendre les versions à préparer.
| Le terme | Ce qu’il décrit | Exemple |
|---|---|---|
| Durée | Le temps de visionnage. | Un extrait de 30 secondes. |
| Rapport d’image | Les proportions du cadre. | Horizontal 16:9 ou vertical 9:16. |
| Définition | Les dimensions de l’image en pixels. | 1 920 × 1 080 pixels pour une image Full HD horizontale. |
| Format de fichier | Le type de fichier livré. | Un fichier .mp4 ; son extension ne dit pas à elle seule sa qualité. |
Le master est une version de référence finalisée. Un export est le fichier produit à partir du montage avec les réglages de livraison prévus. Une déclinaison adapte le film à un usage : extrait, autre durée, cadrage ou langue, par exemple. Une version verticale peut demander de revoir les images et les textes, pas seulement de recouper les bords.
Pour Ardemo, notre présentation distingue le film pour les salons et les rendez-vous du teaser qui invite à en voir plus. C’est un exemple de livrables répondant à des usages différents.
Les sous-titres incrustés font partie de l’image ; un fichier séparé permet leur activation dans un lecteur compatible. Précisez aussi la langue et le niveau de transcription attendu. Pour l’accessibilité, restituer uniquement les paroles peut ne pas suffire : les sons utiles à la compréhension et l’identification des locuteurs comptent aussi, comme l’explique le W3C sur les sous-titres accessibles.
Les livrables sont les éléments convenus dans la proposition : films, versions, sous-titres ou autres fichiers précisés. Les fichiers sources désignent les éléments de travail permettant de reprendre la fabrication. Ils ne se confondent ni avec les rushes seuls ni avec les films exportés. Demandez explicitement ce qui sera remis et ce qui est prévu pour une adaptation ultérieure.
Vous n’avez pas à apprendre ce lexique avant de contacter une agence. Servez-vous-en lorsqu’un terme apparaît dans une proposition ou un échange. Trois questions permettent souvent de clarifier la suite :
Chez Pilot Vidéo, en Vendée, notre accompagnement en film d’entreprise relie la conception, le tournage et la postproduction au projet défini avec vous. Parlez-nous de votre activité, de votre public et du résultat attendu ; nous préciserons les étapes et les versions utiles.